Fondateur de l’Écomusée du patrimoine funéraire et commémoratif
Restauratrice et éditrice en chef de l'Écomusée du Patrimoine
Depuis plus de 30 ans, l’Écomusée analyse les traces du passé pour comprendre qui nous sommes. Puis récemment, il a décidé d’aller plus loin. Il a nourri une Intelligence Artificielle avec nos milliers de fiches historiques pour répondre à une question qui hante le Québec : notre impasse politique est-elle une fatalité ?
La réponse de l’IA est surprenante : nous ne vivons pas une crise politique, mais un « bug » identitaire qui dure depuis 1760. Pour le prouver, l’Écomusée ne lance pas un manifeste, mais une expérience scientifique.
Il a modélisé une hypothèse audacieuse : celle d’un Québec qui cesse d’être locataire pour devenir « Copropriétaire Indivis de son territoire » : le Canada-Québécois. Avant de vous présenter les résultats complets, nous vous ouvrons les portes du laboratoire.
En prémisse au Forum virtuel du 9 février : un simulateur
Le changement de paradigme proposé ici est né de la recherche sur nos rituels funéraires et notre patrimoine commémoratif.
Avant de nous retrouver pour un Forum virtuel le 9 février prochain, nous vous invitons à franchir une étape pédagogique cruciale. Ce simulateur interactif n’est pas un simple divertissement ; c’est une immersion dans une hypothèse de recherche rigoureuse. Testez la mécanique, interrogez notre IA « Notaire » et voyez comment nous pourrions débloquer enfin l’avenir de notre nation.
Cliquez ici le 9 février 2025 à 19:00 pour joindre le Forum virtuel
À l’origine : une question d’identité
L’examen approfondi de l’ancien cimetière Saint-Antoine à Montréal, celui qui a accueilli les dépouilles des premiers colons (plus de 1300 d’entre eux retrouvés à ce jour) avant d’être oblitéré par une place publique la Place du Canada. Pourquoi cette appropriation? Elle pourrait relever de la volonté manifeste d’une collectivité dominante d’influencer les identités individuelles par la construction d’une identité collective à son goût. Rappelons que l’identité individuelle est l’ensemble des caractéristiques innées et acquises qui définissent une personne. Plurielle et évolutive, elle est bien sûre influencée au fil de la vie du porteur par l’identité collective qui elle, n’est rien d’autre qu’une construction historique toujours en constante évolution. Ce constat appliqué ici au patrimoine funéraire se vérifie aussi dans le patrimoine commémoratif. À preuve, le « monumental » monument à la mémoire de Sir John A. Macdonald érigé sur l’emplacement du même cimetière. Heureusement, la mémoire collective n’avait pas oublié le côté sombre de l’individu. Or, si le Québec semble figé dans un « bug » sociétal c’est peut-être que son identité collective a grand besoin d’un remaniement. Pour en sortir, il doit cesser de penser en locataire soumis en attente d’un divorce. En changeant de paradigme pour récupérer notre identité canadienne tout en y ajoutant notre identité québécoise, les simulations prévoient que l’appui à notre souveraineté pourrait grimper à 65 %. Aurions-nous résolu le « bug identitaire » ?
L’identité collective doit inclure les Québécois et les Peuples premiers.
Cette réflexion est le fruit d’années de recherche sur nos rituels funéraires et nos choix commémoratifs. Gérer un pays, c’est d’abord gérer sa diversité et son héritage. C’est de cette expertise de la Trace qu’est née l’hypothèse du Canada-Québécois à l’origine de cette simlation interactif. Ce concept repose avant tout sur une vérité simple : nous sommes les Propriétaires de 25 % du Canada.
LE DRAPEAU DU CANADA-QUÉBÉCOIS : Vexillologie d'une Réconciliation
Ce drapeau ne cherche pas à effacer l’histoire, mais à la compléter. Il symbolise la fin du “Bug” identitaire en réunissant les morceaux dispersés de notre héritage sur une même étoffe.
- La Fleur de Lys (À l’honneur) : Elle ancre notre filiation française, la persistance de notre langue et la continuité ininterrompue de l’État québécois. Elle est la signature de notre différence en Amérique.
- La Roue de Médecine (Au centre) : Placée au cœur du drapeau, elle représente une Alliance : le Pacte de Pontiac réactualisé, la reconnaissance que la souveraineté du Canada-Québécois se construit en cercle avec les Premières Nations, dans l’équilibre du vivant.
- Le Castor (La Réappropriation) : Symbole originel de l’habitant “Canadien” et des peuples autochtones bien avant d’être officialisé par Ottawa en 1975. Ici, le castor revient à la maison. Il incarne l’ingéniosité, la persévérance du bâtisseur et la richesse naturelle du territoire que nous gérons désormais en propriétaires.
- Le Canot d’écorce (Le Vecteur) : Il traverse la base du drapeau comme il a traversé le continent. C’est l’outil des défricheurs et des voyageurs. Il rappelle que nous sommes un peuple d’explorateurs et non des sédentaires craintifs. Le canot est le trait d’union mobile qui a permis la rencontre entre l’Européen et l’Autochtone.
- La Bande brune (Le Socle terrestre) : À la base du drapeau, cette bande brune représente la Terre-Mère, le sol nourricier. C’est le rappel que toute politique, toute nation, repose d’abord sur un rapport humble et concret au territoire.
Le Concept : La Copropriété indivise
Le Canada-Québécois n’est pas en rupture conflictuelle, mais en reprise du contrôle notarial. En tant que Copropriétaire indivis, le Québec récupère immédiatement la gestion de ses actifs (infrastructures, terres, réserves) mettant fin à la chicane constitutionnelle et débutant la gestion patrimoniale de son héritage commun.
Ce projet s’inspire en partie d’un concept imaginé par le géographe, urbaniste et ancien collaborateur à l’Écomusée, feu Jean Décarie, le territoire discontinu. L’idée est que le Canada-Québécois reconnaisse que les Premières Nations constituent un archipel de nations sur un territoire discontinu en tant que Copropriétaire, le Québec assume son rôle de gardien de ce patrimoine partagé, garantissant le respect de ces souverainetés ancestrales au sein d’une alliance de nation à nation.
Pour protéger cette fiducie nationale, la simulation propose un Conseil composé de 9 Sages. Ces personnalités d’exception (telles que Louise Arbour ou Gérard Beaudet) sont choisies comme modèles d’excellence. Note : Pour ce projet de simulation, les sages cités n’ont pas été consultés. Ce conseil incarne la sagesse nécessaire pour veiller sur nos actifs à l’abri de la joute politique, assurant une vision à long terme et non partisane comme on veille sur les grands sites du patrimoine mondial.
Ne nous croyez pas sur parole. Interrogez la substance. Entrez dans la simulation et préparez vos réflexions en vue de notre grand Forum du 9 février.
Cliquez ici le 9 février 2025 à 19:00 pour joindre le Forum virtuel